A l'époque, je n'habitais plus la région mais le samedi après le jour de la tornade, nous sommes allés en visite chez mes parents qui habitaient rue Bois des Faulx à Mont Ste Aldegonde.
Dejà en arrivant à la chaussée Brunehault, avant de monter à M-S-A par le chemin de Morlanwelz, nous fûmes surpris par la vue d'arbres arrachés, d'un pylône électrique abattu et de champs ravagés.
Nous arrivons dans la rue des Ormes, qui monte entre les prés vers le village et la rue Bois des Faulx et nous découvrons, un peu avant la 1ère maison, le gros et vieil arbre solitaire au milieu de la pente décapité, les branches et le haut du tronc répandu dans la prairie.
Nous arrivons au sommet de la pente et aux maisons et là, on aurait dit que la rue avait été bombardée. la maison au coin de la rue des Ormes et de la rue Bois des Faulx était abattue et ma voiture a dû louvoyer entre ses ruines pour pour pouvoir continuer notre route. Des tuiles, du verre recouvraient la rue; aux autres maisons, des planches barricadaient les fenêtres, des bâches recouvraient les toits...
Plus loin, il y avait un grand verger derrière la ferme au début de la rue et tous les arbres étaient par terre!
De plus en plus ébahis, car nous n'avions rien entendu à la TV ni à la radio ni vu dans mon journal et nous sommes tout à fait surpris par cette vue de village bombardé. Nous continuons notre route et nous arrivons à la maison de mes parents. Là, même topo! planches aux fenêtres, vitres brisées, le toit en Eternit du garage criblés de trous... Nous rentrons et nous apprenons enfin ce qui c'est passé 2/3 jours plus tôt.
Tout le village est sinistré: même le cimetière a eu des dégats tels que croix de pierre et autres éléments en hauteur abattus sur les caveaux...
Mon père me raconte qu'un fermier qui était sur son champ à travailler avec son cheval avait été blessé par la chute de grêlons gros comme des oeufs et que son canasson s'était emballé.
Chez ma grand-mère, qui habitait rue de la Gâde dans un ensemble de 3 maisons jumelées, le toit d'ardoises était partie et un grande bâche recouvrait la charpente.
Plus tard, bien sur, ce fut la croix et la bannière pour que les assurances indemnisent correctement les sinistrés. Mon père a d'ailleurs dû suppléer de sa poche le coût des réparations sous-estimées par l"expert" de son asurance !