1.
Flûtér : voici un verbe transitif familier. Au point qu’il est parfois utilisé – à tort – dans une conversation en français. Celui qui
flûte n’a pas l’habitude de laisser retomber la mousse de la bière ou se réchauffer le champagne. C’est un bon buveur dont nous disons, dans le langage populaire, qu’il a
une bonne descente. Inutile de préciser l’origine de ce verbe, exemple, parmi tant d’autres, du bon sens et de la simplicité de notre langage.
2.
Rûje : un substantif en péril dont le sens est à préserver car il cède trop souvent la place au moins spécifique
imbaras ou au trop français
souci.
Avoû dèl rûje,
c’est avoir de la difficulté, de l’embarras. Certaines personnes commettent l’erreur de prononcer
rûse. Lapsus à éviter car il peut prêter à confusion. Ce que nous appelons, en français, une
ruse, se dit
avisse : « I n’a pont d’ bone avisse dins s’ tièsse. » 3.
Artisse : si ce terme se traduit, fort logiquement, par
artiste, il a cependant une autre signification,
in-artisse étant aussi un… vétérinaire. Surprenant, n’est-il pas ? L’explication se situe sans doute dans le fait que nos ancêtres, impressionnés par le talent du
vétérinaire – soigner un animal est moins commode que soigner un humain – estimaient, dans un élan admiratif, que ce travail s’apparentait à celui d’un artiste.
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