" LE
TOI, MILLE FOIS PLUS JOLI,
DE L'AMOUR EST LE LANGAGE.
VOUS EST PEUT-ETRE PLUS POLI
MAIS LE MOT
TOI PLAIT DAVANTAGE"
Nous avons la chance de disposer de deux modes pour adresser la parole à nos semblables : le tutoiement pour nos égaux et le vouvoiment pour ceux qu'on veut honorer d'un respect particulier. Les rapports sociaux n'ont cessé de se simplifier et depuis la Révolution qui avait, en vain, tenté de le supprimer, le vouvoiment a néanmoins perdu du terrain.
On ne vouvoie plus guère ses parents et l'on ne se vouvoie plus entre époux. Mais le tutoiement n'en reste pas moins réservé à des gens entre lesquels s'est établie une intimité suffisante pour justifier l'abandon du
vous qui, qu'on le veuille ou non, maintient une certaine distance. Si vous avez le
tu facile, songez que d'aucuns pensent être choqués d'être tutoyés d'emblée par des gens qui leur sont pratiquement inconnus. Méfiez-vous de la chaleur comunicative des banquets.
Parce qu'on a bu deux verres de vin on croit aimer la terre entière et on propose un tutoiement auquel peut-être on ne trouvera aucun sens le lendemain et, peut-être sera mal reçu.
De toute façon, c'est à la personne la plus qualifiée (comme on disait au XVIIIe siècle) de prroposer le
tu : c'est la femme qui le proposera à un homme, le plus âgé au plus jeune, le supérieur hérarchique à son inférieur.
Fin de la leçon ! Mais en fait "Kiadi" ?
