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La BrabançonneLa Brabançonne est l'hymne national de la Belgique. Les paroles existent en français, en néerlandais et en allemand. Les paroles originales ont été créées en français ; les deux autres versions officielles (en néerlandais et en allemand) sont donc des adaptations de la version française.
Histoire]
Selon la légende, l'hymne fut écrit en septembre 1830 par un jeune révolutionnaire d'origine française nommé Jenneval, qui lut les paroles durant une réunion au café L'Aigle d'Or.
Historiquement, La Brabançonne fut bien écrite par Jenneval, dont le vrai nom était Alexandre Dechet. Il était acteur du théâtre où fut déclenchée en 1830 la révolution qui devait mener à l'indépendance de la Belgique des Pays-Bas. Durant la guerre d'indépendance, Jenneval fut tué. La musique a été composée par François Van Campenhout et la chanson jouée pour la première fois en septembre 1830.
En 1860, le texte et la musique furent adaptés par le premier ministre, afin d'atténuer les attaques de Jenneval contre le Prince d'Orange néerlandais.
La musique de La Brabançonne a été si souvent modifiée par les arrangeurs que le ministre de la guerre belge, par un arrêté du 5 juin 1873, a prescrit aux musiques militaires d'avoir à se conformer à une partition arrangée par Bender, inspecteur des musiques de l'armée belge.
Versions En français
La Brabançonne - Bruxelles
Texte Original :
Après des siècles d'esclavage,
Le Belge sortant du tombeau
A reconquis par son courage
Son nom, ses droits et son drapeau.
Et ta main souveraine et fière,
Désormais, peuple indompté,
Grava sur ta vieille bannière :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Grava sur ta vieille bannière :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Une loi de 1953 donne comme version officielle cette version-ci :
Pays d'honneur ô Belgique ô Patrie !
Pour t'aimer tous nos cœurs sont unis.
A toi nos bras notre effort et notre vie.
C'est ton nom qu'on chante et qu'on bénit.
Tu vivras toujours fière et belle,
Plus grande en ta forte unité
Gardant pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Gardant pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Différentes commissions ont été chargées d'examiner le texte et la mélodie de " La Brabançonne " et d'en établir une version officielle. Une circulaire ministérielle du Ministère de l'Intérieur du 8 août 1921 décrèta que seule la 4e strophe du texte de Charles Rogier devait être considérée comme officielle, tant en français qu'en néerlandais. Les étudiants de l'université catholique de Louvain (UCL) chantent uniquement ce couplet. La voici : 1
O Belgique, ô mère chérie,
A toi nos cœurs, à toi nos bras,
A toi notre sang, ô Patrie !
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !
En néerlandais : De Brabançonne
O dierbaar België, O heilig land der vaad'ren
Onze ziel en ons kracht zijn u gewijd.
Aanvaard ons hart en het bloed van onze adren,
Wees ons doel in arbeid en in strijd.
Bloei, o land, in eendracht niet te breken;
Wees immer u zelf en ongeknecht,
Het woord getrouw, dat ge onbevreesd moogt spreken:
Voor Vorst, voor Vrijheid en voor Recht.
Voor Vorst, voor Vrijheid en voor Recht.
Voor Vorst, voor Vrijheid en voor Recht.
En allemand : Die Brabançonne
O liebes Land, o Belgiens Erde,
Dir unser Herz, Dir unsere Hand,
Dir unser Blut, dem Heimatherde,
wir schworen's Dir, o Vaterland!
So blühe froh in voller Schöne,
zu der die Freiheit Dich erzog,
und fortan singen Deine Söhne:
Gesetz und König und die Freiheit hoch!
Gesetz und König und die Freiheit hoch!
Gesetz und König und die Freiheit hoch!
Anecdote]
La Brabançonne n'est pas seulement le nom de l'hymne national belge, c'est aussi un monument de la place Surlet de Chokier à Bruxelles. Ce monument contient quelques fragments de l'hymne dans ses deux langues.
Parodies]
Comme beaucoup de chants et chansons célèbres, La Brabançonne a donné lieu à des parodies humoristiques ou politiques.
Voici par exemple, une version joyeuse proposée par de facétieux spéléologues languedociens :
LA BRABANÇONNE DU SPÉLÉO
Refrain :
Ô calcaire ! Ô karst chéri !
A toi nos heures, à toi nos jours
A toi nos week-end, sol béni
Nous savons bien que pour toujours
Tu seras foré au marteau
Et au burin et à la barre
Avec pour nous un seul credo :
Le Spit, le Kit, et le Pétard (Ter)
Couplet 1:
Après des mois de prospection
Le belge sortant ses outils
A reconquis avec passion
Le puits, la salle, la galerie,
Dans les tréfonds il s’est lancé
Son casque brillant tel un phare
De matos neuf il est bardé
Le Spit, le Kit, et le Pétard (Ter)
Refrain
Couplet 2 :
Marche de ton pas élastique,
Marche de coulées en coulées !
Dieu qui protège la Belgique
T’offre cette première beauté.
Désobons! Notre perfo donne
A nos rocs leur fécondité
Et la splendeur du karst couronne
Le Spit, le Kit, et le Pétard (Ter)
Refrain
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La Révolution brabançonne pour origine[/b]]
Au lendemain de la représentation de la Muette de Portici (26 août 1830), des drapeaux aux couleurs les plus variées sont arborés dans la ville de Bruxelles. Mais le drapeau français flotte sur la façade de l'Hôtel de Ville. Alarmé par cette tentative de récupération de la Révolution par les partisans de la France et par les meneurs étrangers, Lucien Jottrand, avocat et journaliste à la rédaction du Courrier des Pays-Bas, charge son ami Édouard Ducpétiaux de faire revivre les couleurs déployées lors de la Révolution brabançonne de 1790 et l'éphémère États-Belgiques-Unis.
Comme déjà, en février 1790, les partisans de la France avaient tenté de diffuser le drapeau français à Bruxelles, Ducpétiaux se précipite vers la Grand-Place, et à quelques pas de là, au coin de la rue de la Colline, fait irruption dans le magasin d'aunage des époux Abts. Marie Abts confectionne sans tarder deux drapeaux composés de trois bandes de mérinos, placées horizontalement.
Le premier ira flotter à l'Hôtel de Ville à la place de l'étendard français ; le second est pris en charge par un ami de Ducpétiaux, Alexandre Vanhulst, afin d'être brandi à la tête de la première compagnie de la Garde bourgeoise et de rallier le peuple bruxellois à la cause nationale. Dans la soirée le drapeau belge a complètement remplacé le drapeau français dans les rues de Bruxelles.
Le 30 septembre, le gouvernement provisoire adopte officiellement le drapeau national, imité bientôt par le Congrès national, dont les couleurs ont pour origine celles de l'écu de l'ancien duché de Brabant. La répartition horizontale est celle de 1787, lors de la libération des provinces belges de l'empereur Habsbourg Joseph II d'Autriche par les Brabançons.
Vers le drapeau actuel
Le 30 octobre toute l'armée, y compris les Gardes urbaines, est tenue de porter la cocarde nationale.
Quelques mois plus tard, un arrêté du gouvernement provisoire du 23 janvier 1831, décrète la disposition verticale des couleurs, le rouge à la hampe. Le 7 février le drapeau national fait l'objet d'un article de la Constitution, et, le 12 octobre, sous l'impulsion du département de la marine qui veut faire concorder le pavillon maritime et le drapeau national, le noir vient à la hampe.
Description [modifier]
Le drapeau belge se compose de trois bandes d'égale largeur, noire, jaune et rouge, placées verticalement, et de proportions telles que la longueur du drapeau est à sa hauteur comme quatre est à trois.
L'ancienne disposition horizontale des couleurs fera une dernière fois son apparition vers septembre 1832 lorsqu'un arrêté royal octroie des drapeaux d'honneur, non destinés à être arborés, à cent communes qui s'étaient distinguées lors de la libération du territoire. Ces drapeaux commémorant les journées de 1830 respectent logiquement la disposition horizontale primitive des couleurs : trois bandes verticales noir, jaune et rouge.
Les couleurs du drapeau belge sont celles de l'écu de l'ancien duché de Brabant. Il représentait un lion d'or (jaune) sur fond de sable (noir), griffes et dents de gueules (rouge).
Sources
J. Cuvelier, Le drapeau de la Belgique, Bruxelles, 1927, dans le Bulletin de l'Académie de Belgique, 5e série, tome XIII, pp. 234-260.
• A. de Guerlache de Gomery, Comment naquit notre drapeau, dans Revue belge, n° spécial de septembre 1930.
• L. Lecomte, Comment naquit notre drapeau, dans Carnet de la Fourragère, 2e série, n° 6, pp. 481-493.