CHLEM : à propos d'histoire

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 A lire : « La terre promise ».

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aricover
insatiable


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MessageSujet: A lire : « La terre promise ».   Mer 15 Déc 2010 - 15:10

Pascal Verbeken, né à Gand en 1965 est journaliste et a écrit un ouvrage très intéressant sur la Wallonie (ex)-industrielle d’aujourd’hui. Rééditée six fois depuis 2007, son ouvrage « Arm Wallonië -Een reis door het beloofde land » a obtenu aux Pays-Bas le prestigieux prix M.J. Brusse du Meilleur livre journalistique, une première pour un journaliste belge.
En 1903, le journaliste francophone d'origine flamande Auguste De Winne avait fait un tour de la pauvre Flandre et apportait ensuite son témoignage dans un livre intitulé « À travers les Flandres ». Cet ouvrage est tout simplement le récit de son voyage dans les ‘puits de tristesse’ du pays flamand, ravagé par la misère, la famine, l'analphabétisme et l'exploitation. Sous le titre Door arm Vlaanderen, cet ouvrage allait très vite devenir un classique en Flandre.
Cent ans plus tard, Pascal Verbeken a donc fait le voyage dans l'autre sens en traversant les campagnes du Brabant wallon avant de rejoindre l'ancien sillon industriel formé par La Louvière, le Borinage, Charleroi, Seraing et Liège, là où se sont installés la plupart des 500.000 immigrés flamands et leurs nombreux successeurs italiens, slaves, grecs, maghrébins...
Son livre vient de paraître cette année en version française sous le titre de « La terre promise – Flamands en Wallonie », avec en fin de volume, à titre de comparaison, des extraits choisis du maintenant classique « À travers les Flandres » d'Auguste de Winne, introuvable en français depuis de nombreuses années.
Entre le récit de De Winne et celui de Verbeken, la Belgique d'antan a disparu. La pauvre Flandre est devenue l'une des régions les plus riches d'Europe. Pour la Wallonie, en revanche, les dernières décennies ont été sans pitié. Que s'est-il passé dans cette région qui avait été l'une des plus prospères du monde occidental ?
Tordant le cou à une série de clichés et reprochant à la Flandre son triomphalisme, Pascal Verbeken se livre dans son essai à une analyse sans parti pris et sans concession de la société wallonne. Il donne la parole à des dizaines de Wallons, dont beaucoup sont issus de familles flamandes ayant trouvé autrefois refuge en ‘terre promise’» wallonne. Ce qui en ressort est le portrait multiple et touchant d'une région qui, aujourd'hui en pleine période de transition, tente de retrouver sa fierté.
Le titre original « Arm Wallonië - Een reis door het beloofde land », qui veut tout simplement dire « Pauvre Wallonie - Un voyage dans la terre promise » a été traduit par « La terre promise – Flamands en Wallonie ». Pourquoi cette différence ? Sans doute par correction + ou – politique.
Pourtant, la pauvreté est bien présente aujourd’hui dans les anciens bastions économiques du pays. Et ce n’est pas l’installation de sociétés spécialisées en technologies de pointe comme Microsoft, SGK, Google... qui va changer quelque chose au chômage de la main d’œuvre pléthorique non qualifiée qui forme la majorité des chômeurs. En effet, ces nouvelles implantations n’emploient que peu de personnel car la plupart de ces emplois sont très spécialisés. Trop pour la plupart des chômeurs sans qualification ni diplôme.
Le temps où les usines engageaient à tour de bras des manoeuvres et des ouvriers peu qualifiés est bien révolu et celles qui restent encore tournent avec beaucoup moins de personnel, les tâches subalternes ayant été automatisées.
Ce bouquin a le mérite, non pas de proposer des solutions (ce qui n’est pas son but) mais de montrer le désespoir et le sentiment d’abandon des laissez pour compte du système actuel. Il vaut une lecture!

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Filsix
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MessageSujet: Re: A lire : « La terre promise ».   Mer 15 Déc 2010 - 16:28

aricover (Mer 15 Déc 2010 - 15:10) a écrit:
[...]
En 1903, le journaliste francophone d'origine flamande Auguste De Winne avait fait un tour de la pauvre Flandre et apportait ensuite son témoignage dans un livre intitulé « À travers les Flandres ». Cet ouvrage est tout simplement le récit de son voyage dans les ‘puits de tristesse’ du pays flamand, ravagé par la misère, la famine, l'analphabétisme et l'exploitation. [...]

Apparemment question analphabétisme, cela n'a guère évolué...

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MessageSujet: Re: A lire : « La terre promise ».   Mer 15 Déc 2010 - 18:17

Filsix (Mer 15 Déc - 16:28) a écrit:

Filsix a écrit:
Apparemment question analphabétisme, cela n'a guère évolué...

Où et pourquoi ...?
J'ai bien ma petite idée mais je la garde (encore) pour moi !

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Filsix
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MessageSujet: Re: A lire : « La terre promise ».   Mer 15 Déc 2010 - 18:54

Bin beaucoup dans le Nord ne savent pas lire ! (on devrait lui offrir ce livre à Bartje !)

A moins qu'ils veulent oublier leur passé ?

Mais l'histoire est un éternel recommencement !

Et cela dit entre nous, pour un historien, le Bart, il vole au raz des pâquerettes !!!

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MessageSujet: Re: A lire : « La terre promise ».   Jeu 16 Déc 2010 - 13:13

Parfois je me demande ce que l'on te raçonte en Wallonie.


Ceux qui ne savent lire,c'est les même's que la Wallonie nous à envoyé.

Les chercheurs d'asiel,le troupeau de Elio et Milquettes


D'ailleurs,devenue parfait bilingue Filsix,pour parler de sorte ??
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MessageSujet: Re: A lire : « La terre promise ».   Jeu 16 Déc 2010 - 18:42

Pour info et à lire sans préjugés; je vous met ci-dessous (sans commentaire de ma part) la traduction que j'ai pris la peine de faire d'un article paru dans De Standaard de ce 16-12-2010. Il est écrit par un Wallon: Claude Demelenne - Journaliste et rédacteur en chef de l'hebdomadaire francophone "Le Journal du mardi“qui a été invité à donner son point de vue dans ce journal flamand.

Bartphobie ? Non merci!
Bart De Wever est trop facile de diaboliser estime Claude Demelenne. Il trouve qu’il est plus facile de taper sur Bart De Wever que regarder la réalité en face.
Ce qu’il dit (Bart)n'est pas nouveau et reflète fondamentalement la vérité.
Les Francophones se dressent tout de suite sur leurs ergots à chaque déclaration de Bart De Wever. Mais que l’on soit fan ou pas, De Wever marque un point lorsqu’il raconte que le pays est malade.

"La Belgique est l'homme malade de l'Europe." C’est pour ce bout de phrase, prononcé lors d'une interview au magazine allemand Der Spiegel que Bart De Wever est cloué au pilori par tous les bien-pensants du pays. Et si le leader imperturbable de la N-VA avait tout simplement dit à voix haute ce que beaucoup pensent tout bas ? Et s’il y avait beaucoup de “Bartphobie " dans les réactions venimeuses francophones ?

L’indignation a été énorme : "irresponsabilité, grossièreté, mensonge et malhonnêteté intellectuelle ..." Certains réactions francophones furent presque hystériques. Fallait-il pendre Bart De Wever à un crochet de boucher ? On n’est pas obligé d’être un fan de la coqueluche des Flamands - ce qui est vrai pour moi : je suis Bruxellois d'expression française, originaire de Liège, de gauche et anti-nationaliste - et ne pas vouloir participer à cette malheureuse affaire. Parce qu'il n'y avait rien de vraiment nouveau dans commentaires de Bart De Wever, et parce que ce qu'il dit est tout sauf faux. Et aussi parce que je n’apprécie pas le ton des exclamations outragées de certains francophones où je décèle une odeur de «Bartphobie » que je n'aime pas.

Faire de Bart De Wever un punching-ball est bien sûr plus facile que de regarder la réalité en face. En toute justice, si un pays est incapable en six mois de former un gouvernement, vous ne pouvez que conclure qu'il est bien malade ? Il est vrai que nos facteurs économiques fondamentaux restent solides à l'heure actuelle, contrairement à ceux de la Grèce et l'Irlande et Bart De Wever n’a pas prétendu le contraire. Yves Leterme et Didier Reynders ont bien tenu le cap dans la tempête financière. Mais à part ça, la balance est bien loin d'être folichonne. Avec tout le respect dû à ceux qui diabolisent Bart De Wever : que pouvez-vous dire d’autre sur un pays qui n'a pas réussi à mettre en oeuvre une seule réforme depuis 2007 - pas une ! – sinon qu’il vraiment malade? Dans l'ensemble, De Wever est encore resté modéré.
Il ne mérite pas d'être couvert de goudron et de plumes parce qu’il n'a pas peur de dire ce qu'il pensait. Au lieu de jouer la vierge effarouchée, certains feraient mieux de balayer devant leur porte.
Cette "Bartphobie" des francophones représente tout simplement le point zéro de la réflexion politique. La moindre proposition du président de la N-VA provoque le réflexe de Pavlov chez eux : ils rugissent et lèvent le poing devant le «monstre» flamingant. Mais ce que le «monstre» a effectivement dit dans Der Spiegel peut se résumer comme suit: la Belgique ne fonctionne plus, le PS ne veut pas de réformes en profondeur, le palais est très proche des idées francophones, il existe toujours d'importants flux financiers du nord vers le sud, l'intégration des immigrants est un échec, les francophones sont orientés beaucoup plus à gauche que les Flamands qui sont plus à droite.
Vous pouvez ne pas apprécier cette énumération, mais elle ne reflète que la vérité.
Politiquement incorrect? Peut-être, mais ce pays est en train d’étouffer sous la rectitude politique. Ne vaut-il pas mieux dire la vérité plutôt que de répandre toutes sortes d’idées fausses, comme par exemple que la Belgique est un pays fantastique où tout le monde s’adore, que la société multiculturelle de Bruxelles une réussite que de l'Europe nous envie et que, grâce au Plan Marshall, la Wallonie sera bientôt, le nouveau tigre européen ?

La réalité est complètement différente. A-t-on amélioré notre régime de retraite? Non. A-t-on a résolu le problème de l'immigration? Non. A-t-on donné à la police les ressources supplémentaires dont elle a besoin de toute urgence, notamment à Bruxelles, pour lutter contre l'insécurité ? Non. A-t-on mis sur les rails une politique d'austérité (version de gauche) ou de sobriété (version de droite) pour préparer l'avenir? Là encore, aucune. Est-ce la faute des politiciens incompétents qui gouvernent? Pas du tout. C'est la faute du système existant de compromis boiteux et inextricables à la belge qui ne fonctionne plus et qu’il est très difficile de restaurer.

Le PS ne veut pas de réformes en profondeur, explique Bart De Wever. Ce n'est pas tout à fait inexact. Les socialistes ne sont pas masochistes. Le système actuel leur convient très bien. Ils veulent bien des changements, mais pas trop. De Wever est injuste et blessant pour les Wallons, quand il les compare avec les toxicomanes qui prennent des drogues que les Flamands doivent payer. Les Wallons et la nouvelle génération de socialistes wallons ont fait de grands efforts ces dernières années.
Le problème est plus important à Bruxelles car Philippe Moureaux pense toujours que le PS encore négocier à l'ancienne. Il pensait que De Wever et les Flamands actuels vont mettre sur la table 500 millions cash en échange de la scission de BHV. Mais la Flandre ne veut plus donner un chèque en blanc à Bruxelles. C’est leur capitale et les Flamands, de gauche et de droite, regarde avec horreur l'évolution de certaines communes de Bruxelles, telles que Saint-Josse et Molenbeek, où le clientélisme ethnique est initié par une paire de barons rouges. Pouvez-vous reprocher à De Wever et aux Flamands de ne pas applaudir les baronnies locales socialiste qui défendre le statu quo actuel, alors que la Flandre veut changer pour le bien de tous le visage de la ville qui est aussi leur capitale?

Cette "Bartphobie " est tout à fait irresponsable. Elle nous mène droit dans le mur. La «Bartphobie" est la nouvelle version du conformisme des francophones de gauche, qui sont convaincus d’être les seuls vrais progressistes, tandis que les Flamands, égoïstes incorrigibles, sont, même si ils ne le disent pas ouvertement, «un peu fasciste ». Comme gauchiste, je trouve cette attitude injuste, comme d’ailleurs certaines réactions hystériques aux propos de De Wever. Je ne dis pas que je le porte dans mon coeur. C'est d’ailleurs loin d'être le cas. Mais arrêtons de le clouer au pilori pour le moindre écart.

Que devons-nous faire? Accepter toutes les revendications flamandes? Bien sûr que non. Mais nous devrions enfin négocier comme des adultes. Établir que la page du fédéralisme de consommation soit définitivement tournée. Arrêter de suggérer aux Flamands que nous sommes prêts à vendre notre âme pour de l'argent, ce qui est tout sauf honorable. Arrêtons de négocier à l'ancienne.

C'est sans doute le plus grand mérite du MR que la proposition de mettre fin à cette palabre éternelle à la belge ; examinons d'abord ce que les Francophones et les Flamands veulent encore faire ensemble. Ce travail peut être fait rapidement. Évidemment, il y a un risque, surtout si nous jugeons que nous n’avons presque plus de rêves ni d’aspirations communes. Mais nous devons prendre ce risque. Car rien n'est pire que le scénario actuel: une classe politique impuissante, qui se discrédite par son inefficacité. Elle n’est même plus critiquée par l'opinion publique qui l‘ignore tout simplement. Si les représentants élus du peuple ne génèrent plus qu’indifférence glaciale, alors c’est que la démocratie est en danger.



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